Renaître à soi-même ici maintenant.

 

 

Chaque jour, chaque instant nous naissons à nous-mêmes. Comme le nourrisson, nous sommes porteurs de tous les espoirs et de toutes les réussites. Pour grandir, l’enfant a besoin de soins adéquats, nous savons cela. L’amour, la tendresse, la compréhension, le support, les encouragements, l’écoute attentive, la présence chaleureuse sont essentiels à son épanouissement. Il en est de même pour nous, quelque part au fond de nous un petit être demande à grandir et il a aussi besoin d’être accompagné, soutenu et porté avec douceur.   Cessez de vous torturer avec des pensées disqualifiantes, cessez de vous fouetter avec des règles d’évaluation conçues pour vous garder dans l’ignorance et la pauvreté sous le pouvoir des autres,  cessez d’alimenter le pire. Soyez tendres avec vous, faites le ménage de vos pensées et vous retrouverez le chemin de la joie pure, libre, spontanée du nourrisson dans son berceau, le bonheur de vivre simplement.

 

La pensée est tributaire du temps. Elle se balade entre le passé et le futur en boudant le présent, une manière de contrôle assez efficace, car en nous plongeant ainsi dans la  souffrance, elle nous affaiblit.  Projeté dans le  futur cette folle du logis perpétue et nourrit nos inquiétudes, nos doutes et  nos peurs, dans le passé elle alimente la tristesse, la culpabilité, le remords et  la mélancolie. Elle nous positionne alors face à un stress énorme car nous ne pouvons agir hier ou demain, nous sommes  complètement impuissants. Notre corps réagit par l’inconfort, le mal-être, voir la douleur et la maladie. C’est un fait.  Il est, contrairement à la pensée complètement dans le présent et  l’action.  Pourquoi ne pas le soulager  quelques instants,  offrons-lui  des pensées joyeuses et il  réagira instantanément par la sensation appropriée. « Carpe diem », saisissez l’instant. Cueillez votre bonheur, il est toujours là dans les moindres petites choses, gratuit, disponible, et en abondance.  « En tout, il y a la joie, il faut savoir l’extraire »  nous enseigne Confucius. 

 

 Se libérer du temps, c’est se libérer du connu, de nos «a priori intellectuels, de nos éléments de comparaison, de nos mémoires », descendre  notre attention dans le senti du corps, habiter le présent vivant. « ramener l’esprit sur lui-même » comme nous dit Krishnamurti.

 

Se laisser être.

 

Texte écrit par Luce Desgagné

 

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